Le bracketing

 

 

     Quekséksa ? En fait, c'est assez simple à expliquer. Quand on prend une photo, il y a deux paramètres importants qui sont pris en compte : la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme. Plus la vitesse est lente, plus il y a de lumière qui passe et plus l'image sera claire. C'est pour cela que les photos nocturnes sont souvent sombres et/ou floues : vitesse lente, donc "flou de bougé" et manque d'exposition. Quant à l'ouverture, plus elle est importante (les valeurs affichées vont dans l'autre sens : une ouverture de 2.1 permet à beaucoup plus de lumière d'entrer qu'une ouverture de 11 par exemple), plus il y a de lumière qui entre. L'idéal, c'est d'avoir une ouverture maximale pour une vitesse, elle aussi, maximale. Malheureusement, nos objectifs ne sont pas toujours adéquats : c'est pour cela que les photographes professionnels, essentiellement les paparazzis et les reporters sportifs ont de gros objectifs : ils ne grossissement pas plus que les nôtres, mais ils peuvent permettre de prendre des photos avec des vitesses élevées parce que l'ouverture offerte est grande (important dans le cas du sport; chez les paparazzis, je crois qu'ils font parfois exprès de faire des photos floues pour faire "photos volées"). Ainsi, le processeur des appareils (autrefois la cellule photo-électrique) calcule l'ouverture et la vitesse idéales pour une prise de vue donnée en tenant compte du fait que l'on veuille un portrait (profondeur de champ faible), un paysage (profondeur de champ élevée), un sujet en mouvement (priorité vitesse), macro...

     Et le bracketing là dedans ?

     C'est un moyen qui permet, sur certains appareils de moyen et haut de gamme, de prendre trois photos en une afin de corriger les erreurs d'exposition (c'est très compliqué de calculer la bonne exposition). La cellule de l'appareil photo calcule l'ouverture et la vitesse idéales, mais elle fait parfois de petites erreurs (ou l'effet est meilleur avec une erreur que la cellule ne ferait pas). Ainsi, quand on appuie sur le déclencheur, l'appareil prend une photo selon les paramètres idéaux calculés par l'appareil, une photo sous-exposée et une photo surexposée (la valeur de la différence d'exposition est paramétrable, souvent un demi diaphragme).

 

 

Exemple 1 : Milan (place du Duomo)

 

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image surexposée

de 2/3 de diaphragme

par rapport au calcum

image calculée par

le processeur

de l'appareil photo

image sous-exposée

de 2/3 de diaphragme

par rapport au calcum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemple 2 : le Clos de Vougeot (Côte d'Or)

 

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image calculée par

le processeur

de l'appareil photo

image sous-exposée

de 2/3 de diaphragme

par rapport au calcum

image surexposée

de 2/3 de diaphragme

par rapport au calcum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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LIVRE D'OR

© Pierre-Yves Denizot - 2008